Savoirs

la pause numérique de Paris 8

alt

Depuis trois décennies, le développement du numérique dans notre vie quotidienne s’accélère. Dans les années 80, les ordinateurs ont débarqué dans les foyers avec l’avènement de l’informatique personnelle. Dans les années 90, les ordinateurs se sont connectés et ont vu arriver le Web, puis les télécommunications et l’informatique ont convergé dans les années 2000 avec le développement des téléphones portables et de l’informatique embarquée. Maintenant, le numérique est partout, il envahit les objets qui sont de plus en plus connectés. Les réseaux sociaux investissent nos relations interpersonnelles. Le numérique s’invite dans les arts, la littérature, la santé, l’éducation, le commerce et dans l’administration.

Dans ce tourbillon du progrès où les innovations vont parfois plus vite que les capacités de l’humain à s’adapter, l’université Paris 8 a souhaité proposer une « Pause numérique », moment de convivialité et de partage culturel autour d’un café de 13h a 14h à la Coupole pour débattre de toutes les questions qui touchent au numérique à partir de la présentation d’un enseignant, d’un chercheur ou d’un professionnel.

La pause numérique de Paris 8 - De l’usage des machines pour le son et la musique

50min00

La Pause numérique N°7 a eu lieu jeudi 15 janvier 2015 salle multimédia de la Maison de l’Etudiant de Paris 8.

Résumé

On connait l’usage du son numérique dans l’utilisation quotidienne des Ipods et autres baladeurs. On collectionne ainsi des milliers de fichiers audio, voir plus. Au delà de cet usage des objets numériques liés au son et à la musique, il se déploie de nombreux autres dispositifs : analyse et transformation des sons et même création de sons neufs grâce aux ressources des seules machines. Cette présentation se propose de montrer quelques unes des ces mises en œuvres.

La pause numérique de Paris 8 - Risques et opportunités du numérique dans le travail

50min15

Pause numérique N°4 : 5 juin 2014 de 13h à 14h à La Coupole de Paris 8.

Résumé

Si le numérique est porteur d’opportunités et de satisfactions dans le travail, il est aussi porteur de risques qu’il convient d’identifier, risques pour les individus, les équipes de travail, voire les entreprises, afin d’éviter les mises en danger d’autrui. Face aux risques, émergent rapidement la demande de droits. Dès 1995, le droit à l’isolement et à la coupure était revendiqué pour les cadres. Près de vingt ans après, les partenaires sociaux nationaux proposent d’instaurer dans les entreprises des temps de déconnexion dans le cadre d’un accord sur la qualité de vie au travail. Dans le secteur des SSII, les partenaires sociaux viennent de franchir le pas. La règle suffit elle ? Comment en faire un point d’attention collectif ? Peut on compter dans cette dynamique nécessaire sur la prise de conscience et de distance personnelle, bref sur la responsabilité individuelle ?

La pause numérique de Paris 8 - Quelques enjeux écologiques à l’ère du numérique

58min41

Pause numérique N°3 : 6 mai 2014 de 13h à 14h à La Coupole de Paris 8.

Résumé :

Passer au numérique, est-il un geste écologique ? La dématérialisation de nos factures, de nos envois, semble être portée, entre autres, par une volonté écologique. Que consommons-nous quand nous utilisons nos ordinateurs et le web ? Le paradoxe est pourtant évident : est-il possible de consommer de plus en plus de ressources numériques en consommant de moins en moins de ressources naturelles ? Cet échange sera l’occasion de présenter quelques points aveugles de l’évolution digitale et (re)penser quelques uns de nos usages numériques et de nos appareils connectés.

La pause numérique de Paris 8 - Hoax et canular sur Internet. Petite leçon de canularologie

56min25

Pause numérique N°2 - 1er avril 2014 de 13h à 14h à La Coupole de Paris 8.

Résumé :

Sur Internet, un canular s’appelle un hoax. C’est rassurant : un nouveau nom, une nouvelle réalité, on a l’impression que tout est en ordre. Et pourtant rien n’est moins sûr : les « 1er avril » se suivent et ne se ressemblent pas, et il n’est pas certain qu’Internet ait radicalement changé la donne dans le jeu de dupes entre « ceux qui savent » et « ceux qui ne savent pas ». Cette « leçon de canularologie » sera l’occasion de réfléchir à ce grand partage, à ceux qui les créent et ceux qui les diffusent, et aux enjeux de la mascarade. La trivialité est une chose trop sérieuse pour la laisser au sens commun.

La pause numérique de Paris 8 - La littérature numérique programmée française : œuvres, conceptions, impact

47min42

Pause numérique N°1 - 6 mars 2014 de 13h à 14h à La Coupole de Paris 8.

Résumé

À travers la présentation de quelques œuvres, il s’agira de présenter l’originalité de l’approche française dans l’histoire de la littérature numérique internationale. Chaque œuvre sera l’occasion de présenter un concept important. Seront notamment montrées

une version reprogrammée de la toute première œuvre numérique fondée sur du texte (Christopher Strachey, love letters, 1952) en version française et anglaise ; un générateur combinatoire oulipien: aphorismes de Marcel Bénabou (années 60) ; un générateur automatique de texte de Balpe (années 80) ; une des premières animations de texte (Tibor Papp, fin des années 1980) ; des œuvres des auteurs de la revue alire, revue française qui a été la première au monde à diffuser les programmes des œuvres de poésie numérique sous forme exécutable et autour de laquelle s’est développée une esthétique particulière typiquement française : l’esthétique de la frustration.

On terminera par des œuvres plus actuelles jouant sur une interactivité développée comme un contrôle de l’utilisateur et une contrainte qui lui est imposée (Bootz, « petits poèmes à lecture inconfortable »).

On balayera ainsi quelques grandes questions qui ont animé la littérature numérique :

- qu’est-ce qu’un auteur (et notamment : sommes-nous à l’ère des robots-poètes ?)

- quel rôle joue le lecteur : la lecture de ces œuvres est-elle encore une lecture dans le sens où l’imprimerie a construit cette notion ? Jusqu’à quel point le lecteur est-il libre de sa lecture ? Peut-il exister des formes textuelles (éventuellement multimédia) propres à ce type de productions ? (en clair : le terme « littérature numérique » recouvre-t-il un genre littéraire ou est-ce une expression « marketing » ?)

- Quel rôle joue le programme dans la littérature numérique programmée ? Les auteurs ont donné des réponses différentes à ces questions au cours du temps, ce que la présentation montrera.